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Vie chère : des écarts de prix supérieurs à 40 % sur l'alimentation
Le projet de loi adopté par le Sénat étend le bouclier qualité-prix aux services et donne aux préfets un pouvoir temporaire d'encadrement. Les sénateurs eux-mêmes en jugent la portée limitée.
Par Sandrine Apollon · · 2 min de lecture
- Plus de 15 %
- écart de prix général avec l'Hexagone
- Plus de 40 %
- écart sur les produits alimentaires
- 29 octobre 2025
- adoption du projet de loi par le Sénat
- Navette
- texte toujours en discussion au Parlement
Les écarts de prix entre les territoires ultramarins et l'Hexagone dépassent 15 % en moyenne, et plus de 40 % sur les produits alimentaires. Ce constat, répété depuis des années par les observatoires des prix, structure l'ensemble du débat public local.
Ce que contient le texte
Adopté par le Sénat le 29 octobre 2025, le projet de loi contre la vie chère étend le bouclier qualité-prix à des services jusque-là exclus : entretien automobile, abonnements de téléphonie et d'accès à internet. Il donne au préfet un pouvoir temporaire d'encadrement des prix en période de crise, ainsi que la possibilité de réguler le prix de l'eau en bouteille sous conditions. Il renforce enfin la transparence sur les avantages commerciaux consentis aux distributeurs.
Ce qui a été écarté
Les sénateurs ont rejeté la sortie des frais de transport du calcul de la revente à perte, craignant qu'elle ne renforce la position des grands distributeurs. Un mécanisme de péréquation destiné à répercuter la baisse des coûts d'importation a également été écarté.
Les critiques
Plusieurs sénateurs ont qualifié l'approche d'outil de communication, en l'absence de réponse structurelle sur la concentration de la distribution, les coûts d'approche et le fret. Le texte poursuit son parcours parlementaire.
Sources
- Travaux du Sénat sur le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les outre-mer
- Rapports des observatoires des prix, des marges et des revenus
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